The New Leaders
Transforming the Art of Leadership into the science of results, D. Goleman, R. Boyatzis and A.McKee, 2003, Edition : Sphere.
"Les qualités d'un leader reposent sur 4 compétences principales qu'il est possible de décliner comme suit selon les auteurs".
La Conscience de Soi
A conscience de ses émotions, est à leurs écoutes, les reconnait et comprend comment elles peuvent
l'affecter ainsi que sa performance. Est capable de discuter ouvertement des émotions qu'il ressent.
Est capable de s'auto-évaluer, a conscience de ses forces et limites, accepte les feedbacks et les critiques constructives lui permettant d'identifier comment s'améliorer.
A confiance en lui et en ses capacités.
La Maitrise de Soi
A du self control et trouve les ressources pour gérer ses émotions perturbatrices et contrôler son impulsivité.
Est transparent, partage ses valeurs et/ou croyances. Est capable de reconnaitre ses erreurs.
Sait s'adapter, est capable de jongler avec les différentes sollicitations sans perdre ni son énergie ni de vue l'objectif. Est flexible aux changements de toutes natures, notamment organisationnel, s'ajustant ainsi aux nouveaux contextes et réalités de son environnement.
Il réussit. Il a des standards d'exigences élevées le conduisant à rechercher de façon permanente une amélioration constante de la performance, de sa performance. Il est pragmatique et définit des objectifs "challenging" et cependant attaignables.
Il entreprend, a le sens de l'initiative et de l'efficacité, il saisit ou crée les opportunités.
Il est optimiste, il voit dans le changement une opportunité et non une source d'incertitudes et de craintes. Il considère les autres positivement et en attend le meilleur.
Les Compétences ou Aptitudes Sociales
A de l'empathie, est capable d'être à l'écoute et attentif à une large gamme de signaux émotionnels chez une personne ou au sein d'un groupe. Ecoute attentivement et comprend les autres points de vue.
A conscience des enjeux politiques d'une organisation, est capable de détecter les réseaux influents et les aspects politiques au sein d'une organisation.
A le sens du service, est attentif aux besoins du client.
Le Sens de la Gestion de la Relation
Est source d'inspiration, est doté de pouvoir de conviction pour entrainer et guider les personnes et les groupes. Est capable de donner un sens aux actions au delà de la routine du quotidien.
Influence, a le sens de la persuasion, sait trouver les mots justes pour convaincre et obtenir l'engagement des autres.
A le sens du développement des autres, comprenant leurs forces et faiblesses.
Est capable de donner des feedbacks constructifs et est reconnu comme un mentor ou coach naturel.
Est un catalyseur de changement, capable d'identifier la nécessité d'un changement et remettre en cause le statu quo. Se fait l'avocat du changement en faisant preuve d'une argumentation convaincante pour lever les oppositions.
A le sens de la médiation dans la gestion des conflits, est capable de comprendre les positions de chacun et différences de perspectives et trouver un idéal commun que chacun peut incarner.
Est capable de générer et construire une atmosphère collégiale propice à la coopération, dépense son temps à forger et cimenter les relations. Est capable de créer une synergie de groupe pour l'atteinte d'un objectif commun.
27 juil. 2014
30 mars 2014
L'Erreur de Descartes, Antonio. R. Damasio, 1994
"Le sujet principal de l'erreur de Descartes est la relation qui existe entre l'émotion et la raison. En me basant sur l'étude neurologique de patients souffrant de défauts de prise de décision et de troubles de l'émotion, j'ai avancé l'hypothèse dite des marqueurs somatiques, selon laquelle l'émotion participait à la raison et qu'elle pouvait assister le processus du raisonnement au lieu de nécessairement le déranger, comme on le supposait couramment.
En certaines occasions, les émotions peuvent assurément se substituer à la raison, le programme émotionnel que nous appelons la peur peut mettre la plupart des êtres humains hors de danger, assez vite, sans presque qu'il soit nécessaire de recourir à la raison.
C'est ce qui fait la beauté de l'émotion au cours de l'évolution : elles confèrent aux êtres vivants la possibilité d'agir intelligemment sans penser intelligemment. Le raisonnement effectue la même chose que ce qu'accomplissent les émotions, mais de manière à ce que nous le sachions. Il nous donne la possibilité de penser intelligemment avant d'agir intelligemment et il donne également une bonne chose, nous avons découvert que les émotions peuvent à elles seules résoudre bien des problèmes que pose notre environnement complexe, mais pas tous, et que les solutions qu'elles offrent sont parfois contre-productives en réalité.
Je suggère seulement que, par certains côtés, la capacité d'exprimer et ressentir des émotions est indispensable à la mise en oeuvre des comportements rationnels. Et lorsqu'elle intervient, elle a pour rôle de nous indiquer la bonne direction, de nous placer au bon endroit dans l'espace où se joue la prise de décision, en un endroit où nous pouvons mettre en oeuvre correctement les principes de la logique.
Dans un certain nombre de circonstances de la vie, nous devons agir dans des domaines où règne l'incertitude, c'est le cas par exemple, lorsqu'on nous demande de formuler un jugement moral, ou lorsque nous devons nous prononcer sur l'avenir d'une relation personnelle, .., ou former des projets pour les années qui viennent. Dans ces circonstances, la capacité d'exprimer et ressentir les émotions, de concert avec les mécanismes physiologiques cachés qui la sous-tendent, nous aide à accomplir cette tâche redoutable consistant à prévoir un avenir incertain et à programmer nos actions en conséquence"
Antonio. R. Damasio, L'Erreur de Descartes, 1994, Edition : Odile Jacob.
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